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TARIFS tatouage

Je pratique  le tarif au forfait et le tarif annoncé le jour du devis ne sera pas modifier à la hausse à la fin du tatouage.

 

Le tatouage peut être payé en autant de fois que de séance pour toutes les pièces nécessitant plusieurs heures de travail.

 

Pour toutes demande de devis, le futur tatouer devra se présenter au shop, afin d'établir ensemble le meilleur tarif en concordance avec le motif.

 

TOUTE PRISE DE RENDEZ-VOUS DEVRA S'ACQUITTER D'UN ACOMPTE MINIMUM DE 50€

 

(à déduire du tarif final)

 

AUCUN DESSIN NE SERA ENVOYÉ PAR MAIL.

tatouage à DOMICILE

Se faire tatouer hors-la-loi ou chez soi, c'est dépassé !

 

(Tatouage Magazine n°77)

Se faire tatouer hors-la-loi dans sa cuisine, c'est dépassé !

 

Ceux qui n'ont pas envie de lire le texte pourront trouver un condensé sur le joli site réalisé par un tatoueur membre du SNAT :

http://www.letatouageadomicile.com

 

N'hésitez pas à partager cet article, toujours en respectant le droit d'auteur (mention de la source et de l'auteur : Grenouille)

 

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Pratiques illégales, tatouage clandestin et tatouage à domicile évoquent un réflexe néophyte, autant du côté des tatoueurs pros que des candidats au tatouage. Si les tatoués expérimentés savent à quoi s'en tenir, l'information atteint difficilement les futurs tatoués, en quête tant bien que mal de la meilleure qualité... au meilleur prix !

 

A en croire les nombreuses publicités sur Internet, le tatouage à domicile ne présenterait que des avantages : se faire tatouer chez soi pour un faible prix. Ces nouveaux "prestataires" n'hésitent pas à inonder les interfaces de petites annonces : "Petits prix garantis", "moins cher et plus confortable qu'en studio", "faites-vous tatouer dans le cadre rassurant de votre cuisine", "déplacement offert"... Les prétextes ne manquent pas, mais font tout de même figure de slogans vieillissants. Cela fait longtemps que les studios ne ressemblent plus aux bouis-bouis d'antan, et c'est justement dans un local professionnel adapté qu'un futur tatoué pourra se sentir en confiance. S'adresser à un tatoueur déclaré et respectueux des règles d'hygiène signifie pouvoir se tourner vers lui en cas de doute sur l'aspect ou le résultat de son tatouage. Avec un "clandé", aucune chance d'espérer un suivi ou des retouches : le "petit prix" ne comprend pas le SAV ! Quant au tatoueur à domicile, si vous tenez à le faire revenir pour une retouche, n'imaginez pas que le déplacement sera offert ! Attention enfin aux tatoueurs à domicile n'hésitant pas à afficher frauduleusement le logo du SNAT sur leur site : on a constaté la méthode !

 

Défaut d'information

En tout état de cause, lorsqu'on s'oriente vers de tels "prestataires", c'est par ignorance des risques et de la loi, en imaginant pourtant faire le choix d'une solution alternative au tatouage en salon, a priori plus confortable et rassurante, tout en bénéficiant d'un moindre coût. Or, en se faisant tatouer à son propre domicile, on s'expose à un risque de transmission de virus (notamment hépatites B et C) et de tous types d'infection, et on ne dispose d'aucun suivi ou recours en cas de pathologie dermatologique ou d'allergie à un produit ou matériau. Ce choix ne présente aucune des garanties rencontrées dans un local normalisé (Cf. encadré), avec un professionnel formé à l'hygiène et déclaré en préfecture. Par ailleurs, dans un studio pro, votre tatoueur pro préservera votre intimité si vous le lui demandez simplement dès le début de la séance ; pour encore plus de tranquillité, on pourra s'adresser à un professionnel exerçant dans un local privé répondant aux normes d'aménagement. Et si la musique ne vous plaît pas (l'ultime argument du tatoueur à domicile !), personne ne vous empêche de proposer la vôtre !

 

Quid des soins à domicile ?

Le parallèle avec les soins infirmiers ou l'hospitalisation à domicile est tentant, mais la comparaison indéfendable. Les soins répondent à une nécessité. Se faire soigner à son domicile permet de se maintenir dans un cadre de vie familier et d'améliorer la qualité et la rapidité de la convalescence. On prétend même que cela réduit les risques d'infections contractés à l'hôpital. Or, dans le cas d'un tatouage, est-il besoin de le rappeler, on n'est pas dans le contexte d'un soin, mais dans une démarche volontaire. Quant aux risques d'infections, l'environnement aseptique d'un studio est incomparable avec celui d'un hôpital : ce n'est pas chez votre tatoueur que vous risquez de contracter une maladie nosocomiale. Sachez enfin que, répondant à un réel besoin de santé publique, la pratique des soins à domicile pose malgré tout débat au sein des professionnels de santé, pour des questions d'éthique, d'administration mais également d'hygiène...

 

Faire le distinguo

On mentirait en prétendant qu'aucun professionnel n'a démarré en catimini dans son logement personnel... Si certains choisissent en outre de pratiquer le tatouage à domicile avant de démarrer une activité en studio, beaucoup demeurent dans cette situation dans le seul but d'échapper aux charges professionnelles inhérentes à la mise en conformité de leur activité. Ces tatoueurs fragilisent la profession toute entière et mettent en défaut le travail réalisé par le SNAT* et le Ministère de la santé depuis plus de sept ans. Bien avant 2008, dès les premiers projets de loi devant encadrer les activités de tatouage, le syndicat des tatoueurs avait alerté les pouvoirs publics sur le risque d'un retour à la clandestinité ouvrant la porte à toutes les dérives, sans contrôle ni recours possible. Les professionnels ayant investi de lourdes sommes pour mettre aux normes leur studio s'exposent quant à eux à des contrôles sanitaires et refusent évidemment d'admettre une telle situation. Le SNAT, sollicité par une grande partie de ses membres, a donc engagé une action vers les autorités sanitaires afin de réagir contre des pratiques déloyales échappant à tout contrôle. L'objectif est constant : défendre ceux qui travaillent dans le respect du client et de l'art du tatouage !

 

* Syndicat National des Artistes Tatoueurs : www.s-n-a-t.org

 

 

Vous avez dit illégal ?

En France, un tatoueur est tenu de respecter des règles d'hygiène et de salubrité suivant deux principes fondamentaux. Les tatoueurs clandestins et/ou à domicile avancent souvent le premier comme argument de sécurité : tout matériel pénétrant la peau (aiguilles), ainsi que les supports directs de ce matériel (manchon et buse), sont soit à usage unique et stériles, soit stérilisés avant chaque utilisation. Cette règle est pourtant insuffisante et, heureusement pour les tatoués, l'utilisation de matériel stérile et de gants à usage unique est un réflexe pour l'ensemble des tatoueurs depuis plusieurs années !

Le second principe, garantissant un environnement sanitaire optimal, impose de réaliser tout acte de tatouage dans des locaux répondant à des normes précises :

- une salle technique dédiée aux actes de tatouage (à l'exclusion de toute autre fonction), des surfaces lessivables et non textiles, avec une zone de lavage des mains avec robinet à fermeture non manuelle ;

- un local dédié au nettoyage et à la stérilisation du matériel, équipé d'un autoclave lorsque le professionnel ne travaille pas exclusivement en usage unique et stérile ;

- un local dédié à l'entreposage des déchets.

Le tatouage à domicile est donc incompatible avec ce principe : toute déclaration d'activité "à domicile" est purement et simplement rejetée par les ARS (Agence Régionale de Santé) !

Enfin, les petits malins qui pensent calquer la pratique "à domicile" sur celle des conventions de tatouage font fausse route : le cadre des conventions est spécifique et la réglementation prévoit là aussi des règles précises. Les textes prévoient notamment une dérogation exceptionnelle pour la "mise en œuvre ponctuelle sur un lieu d'activités de tatouage". Cet "exercice ponctuel" ne devant pas excéder 5 cinq jours ouvrés par an sur un même lieu, et ce dans des "locaux provisoires tels que ceux aménagés lors de manifestations et de rassemblements". L'organisateur de la convention est alors tenu de déclarer en préfecture les informations relatives à la manifestation, inapplicables dans le cas d'un déclarant "individuel" souhaitant travailler au domicile d'un client...

 


 

Tatouage éphémère ou semi-permanent !!

Le semi-permanent... Ou l'arnaque indélébile ! par Karine Laroque, dimanche 11 septembre 2011

           Vous avez entendu parler d'une "technique" permettant de réaliser des tatouages qui ne durent que quelques années (2,3 ou 5 selon les versions...) ? Cette pratique est en réalité une véritable arnaque, apparue au cours des années 90, dans la foulée d'un autre procédé dérivé du tatouage par effraction cutanée : le maquillage dit permanent (sur lequel des retouches sont pourtant nécessaires tous les deux ou trois ans...).

L'idée consiste donc à tatouer un motif censé disparaître au bout de quelques années, les arguments-clés avancés consistant à piquer "superficiellement" l'épiderme. OR, il faut savoir que : # Il est IMPOSSIBLE d'introduire des pigments sous la peau par effraction cutanée et de les voir disparaître par un simple renouvellement cellulaire. Les nombreuses traces constatées plusieurs années après un tel encrage en témoignent : on peut comparer un tatouage "semi-permanent" avec un tatouage mal piqué qui vieillit mal... Le motif s'estompe de manière irrégulière, et laisse des traces très inesthétiques et définitives ! 

La pratique du "semi-permanent" est ILLEGALE.

L'obligation d'information préalable précise que le client doit connaître "le caractère irréversible des tatouages impliquant une modification corporelle définitive". L'arrêté du 3 décembre 2008 accorde donc fondamentalement au tatouage par effraction cutanée un caractère permanent ! INTERDIRE LE MAQUILLAGE PERMANENT AUX TATOUEURS... QUI N'EN FONT PAS ! En 2011, le SNAT (Syndicat National des Artistes Tatoueurs) est informé du projet d'un syndicat d'esthéticiennes visant à exiger, pour la pratique spécifique du maquillage permanent, un titre de CAP ou de BP d'esthétique. Les tatoueurs étant très rares à proposer cette prestation en annexe de leur activité, le SNAT a préféré conserver une position de neutralité quant à cette problématique déchirant les syndicats des professionnels de l'esthétique. Il a finalement été décidé de rompre le silence lorsque, quelques mois plus tard, le syndicat est "alerté" sur l'intention d'un groupement d'instituts de beauté d'interdire aux tatoueurs de faire du maquillage permanent "au prétexte que les conséquences d'un ratage sur le visage est plus grave que sur le corps" ! La situation est quelque peu absurde ! Si les conséquences d'un ratage sur le visage devaient justifier une qualification spécifique, ce n'est pas un module de BP d'esthétique qu'il faudrait exiger, mais bien plutôt une véritable expérience en matière de tatouage !

Tatouer des zones aussi sensibles que les yeux ou les lèvres nécessite une expérience autre qu'une formation de quelques jours... Ce travail est si difficile à réaliser que même pour un tatoueur dont c'est le métier depuis plus de 25 ans, cette pratique se révèle extrêmement délicate et fastidieuse, si bien que pratiquement aucun d'entre eux ne s'y risque, bien plus préoccupés par leur art que par l'appât du gain potentiel

. Que devraient alors dire ces tatoueurs quant aux nombreux "ratages" sur le corps provenant de salons d'esthétique proposant des tatouages soi-disant "semi-permanents" dont il ne reste après quelques mois ou quelques années que de très vilaines traces indélébiles ?

Pour le SNAT, ce terme relève de l'escroquerie pure et simple puisque cette particularité n'existe pas et contrevient même à la loi !

Pour preuve, les innombrables personnes porteuses d'infâmes stigmates que viennent à la rencontre des tatoueurs, dans l'incompréhension la plus totale. En somme, des professionnel(le)s dont certaines sont à l'origine de ces ratages veulent interdire le maquillage permanent aux tatoueurs ? Si c'est foncièrement aberrant, ce n'est en rien une préoccupation chez la majeure partie de nos membres. Nous ne pouvons qu'espérer qu'un jour ou l'autre les pouvoirs publics ou le collectif d'une clientèle bafouée par la tromperie du "semi-permanent" fassent cesser définitivement cette activité mensongère ! Quelle que soit l'issue du conflit interne qui occupe les professionnel(le)s de l'esthétique et les centres de formation au maquillage permanent, il serait salutaire qu'on cesse d'abîmer la peau des clients avec du tatouage soit-disant "semi-permanent", sur le visage ou ailleurs. Certes, cela procure du travail de recouvrement aux tatoueurs, mais ne fait que causer du tort à l'image du tatouage et des tatoueurs ainsi qu'à celle des métiers de l'esthétique !